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Parcours Saint-Germain

Le Parcours Saint germain est une manifestation annuelle d’art contemporain, qui propose une promenade artistique dans ce quartier mythique. Une trentaine d’artistes sont invités chaque année à créer des œuvres inédites, présentées dans les lieux emblématiques du quartier, Place Saint-Germain-des-Prés, dans la chapelle de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Place Furstenberg, chez Christian Dior, Louis Vuitton, au Café de Flore…

Cette exposition renoue avec une longue tradition qui fit de Saint-Germain-des-Prés, l’un des symboles de la vie culturelle parisienne.

www.parcourssaintgermain.com

Comité de soutien

M. Jean-Paul Claverie – Conseiller du Président – Groupe L.V.M.H
M. Jean-Pierre Lecoq – Conseiller de Paris, Maire du 6e arrondissement
M. Miroslav Siljegovic et Mme Monique Mouroux – Comité Saint-Germain-des-Prés
M. Alfred Pacquement – Directeur du Musée national d’art moderne – Centre Georges Pompidou
M. Henry-Claude Cousseau – Directeur de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
Mme Pascale Le Thorel – Critique d’art et Directrice des éditions de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris
M. Alain Reinaudo – Directeur adjoint, département des échanges artistiques de CulturesFrance
Mme Marie-Laure Jousset – Responsable et conservateur du design – Centre Georges Pompidou
Mme Anne-Marie Charbonneaux – Présidente des amis du Jeu de Paume
M. Hervé Mikaeloff – Consultant en art contemporain
M. Gilles de Bure – Critique d’art
M. Kamel Mennour – Galeriste
Mme agnès b – Créatrice
M. Jean-Charles de Castelbajac – Créateur
M. Olivier Massart – La Mode en Images
Mme Sylvie Winckler – Collectionneur
Mme Astrid de T’Sercleas – Journaliste
Melle Carole Chrétiennot – Café de Flore (télécharger interview PDF)
Mme Sandra Mulliez – Collectionneur

Ange Leccia

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Ange Leccia

“Ange Leccia est un artiste majeur, l’un des pionniers français de l’art vidéo. Depuis le début des années 1980, la lumière et l’image, combinées à l’humain sont la matière première de son œuvre. […] Ainsi se répondent des visages et des paysages retenus par la caméra, des moments fabriqués, des instants saisis. […] L’artiste fait advenir les sujets : il filme des visages qui, pour devenir sujets, doivent être regardés, visités, interrogés. Il instaure un face-à-face singulier entre celui qui filme et le sujet filmé pour traquer ce qu’un visage laisse transparaître, au-delà de la surface, au-delà de l’être. Dans des dispositifs la plupart du temps d’une grande simplicité, loin de la superproduction afin d’être au plus proche du sujet, il enregistre la respiration, le battement des cils, une veine qui bat, des événements qui font l’être : des portraits justes, saisis, parfois volés en ce qu’ils saisissent l’être au-delà de sa conscience. […] Il fabrique des effets en utilisant le ralenti, le sample, la répétition, la colorisation et la solarisation. La musique est un autre composant des œuvres d’Ange Leccia : plus qu’un ressort, elle induit un état, une relation particulière entre l’image et son regardeur. Il n’est jamais question de discours ni de mots chez lui, c’est un art sinon silencieux, du moins fait d’une langue d’autant plus universelle qu’elle combine image et musique. […] Le souffle de la vie qui irrigue cette installation se lit et se ressent comme dans un carnet intime. Revenant à l’essence de son œuvre, à son caractère profondément intime, Ange Leccia trace ici des voies inédites entre réel et fiction.” Extraits du texte d’Alexia Fabre

Pour cette édition du Parcours Saint-Germain 2017, Ange Leccia répond à l’invitation du Café de Flore et propose une installation développée pour ce lieu mythique. Un triptyque vidéo présente une jeune femme, l’air introspectif, qui observe les gens dans le café. Comme une œuvre miroir, nous pouvons nous perdre dans nos pensées en regardant cette femme, rappelant ainsi l’état d’esprit particulier des cafés parisiens, que le Flore représente si bien.

Co-production : Carole Chrétiennot / Café de Flore – Parcours Saint-Germain

 

Mathieu Mercier

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Mathieu Mercier

L’oeuvre protéiforme de Mathieu Mercier opère un déplacement d’objets originaires dans le champ de l’expérience esthétique. leurs valeurs d’usage et de symbole se confondent dans un art marqué par les avant-gardes et les ready-mades, comme par l’art minimal ou le design actuel. Ses productions semblent révéler, dans une certaine immédiateté, leur propres mécanismes de construction, mais derrière leur apparence épurée subsiste une aspiration à la perturbation. Les nombreuses références irritant son univers engagent une réflexion plurielle touchant à des problèmes à la fois plastiques, mémoriels et phénoménologiques. les Sculptures et installations hybrides de l’artistes véhiculent ainsi un rapport ambigu au réel, nous perdant dans nos propres incertitudes, frôlant l’énigme. Le regardeur est invité à laisser libre cours à son imagination face à la multitude de possibilités d’interprétations.

 

A l’occasion du Parcours Saint-Germain 2016, il est invité à créer un projet in-situ au Café de Flore : la totalité des miroirs de ce lieu emblématique est recouverte d’un adhésif semi-transparent dont le motif s’inspire de la trame des miroirs stylisés dans la culture pop, du cartoon à Roy Lichtenstein. En façonnant le reflet, qui permet notamment de voir et d’être vu, l’artiste questionne la fonction spécifique de cet objet hautement symbolique en même temps qu’il expose les limites des jeux et codes sociaux opérés dans ce célèbre lieu de rencontre. La référence pop s’accompagne donc d’une démarche conceptuelle de mise en abime instaurant une hésitation dans la manière d’appréhender ces lieux à la théâtralité revendiquée.

 

Co-production : Carole Chrétiennot / Café de Flore – Parcours Saint-Germain

 

 

FRANCK SCURTI

FRANCK SCURTIRetour

FRANCK SCURTI

FRANCK SCURTI AU CAFÉ DE FLORE

Galerie Michel Rein

« Le travail de Franck Scurti [né en 1965] est difficilement répertoriable [car] l’artiste se place dans un mouvement qui est moins celui de la quête, du projet, que de la trouvaille et de l’attention au moment. […] Franck Scurti vagabonde à travers le monde et rapporte de ses déplacements des émissions de signes, souvent mineures, peu perceptibles, sans grande portée. […] Franck Scurti n’est pas un inventeur : il agence, compare, hybride, agrandit et déforme au besoin. La matière est prête, formatée, les discours ont été prononcés, les usages décidés, les idéologies bien en place. Reste à l’artiste la possibilité infinie de faire jouer des éléments dont la rigidité et la fixité ne sont que de façade ; reste à emmêler les origines et les fonctions, les références et les attributs. » Extrait du texte de Elisabeth Wetterwald.

Pour le Parcours Saint-Germain, Franck Scurti investit le Café de Flore avec de nouvelles pièces de la série Still Life conçues spécifiquement pour ce lieu emblématique de la vie culturelle parisienne.

LE GUN

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LE GUN

LE GUN est un collectif fondé en 2004 par cinq artistes anglais (Neal Fox, Robert Rubbish, Stéphanie Von Reiswitz, Chris Bianchi et Bill Bragg) qui publie un magazine éponyme d’illustrations narratives. Le collectif conçoit également des installations et dessins à grande échelle qui mêlent esthétiques punk, pop et surréaliste.

À l’occasion de Parcours Saint-Germain. LE GUN investit le célèbre Café de Flore. À l’étage est reconstitué le Bar des Cornichons qui était le point de rendez-vous d’un groupe d’artistes surréalistes des années 1920, obsédés par le noir et blanc, nommé le Calamar Noir. L’animal était la projection de leur imaginaire et de leurs désirs latents alors que l’encre noire symbolisait le liquide de la création. Le soir du 25 septembre 1925, après que les cinq membres qui composaient le groupe du Calamar Noir se soient réunis autour d’un banquet noir et blanc gargantuesque, ils trouvèrent tous mystérieusement la mort dans des circonstances différentes et restées inconnues… LE GUN laisse planer le doute sur la réalité de ce groupe dont il s’est déjà inspiré pour réaliser une exposition à la Galerie Suzanne Tarasiève en 2012.

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Jeanne SUSPLUGAS

Jeanne Susplugas, artiste multidisciplinaire s’inspire de nos addictions et obsessions.

Pour le Café de Flore, l’artiste a spécialement réalisé des sets de table ainsi qu’une série de dessins contextuels. Elle reprend pour cette nouvelle série, Bottles, le principe de ses dessins Containers.

Ici, les flacons se sont changés en bouteilles–les noms des boissons sont remplacés par des mots qui, une fois assemblés, forment des phrases. Celles-ci ont deux origines : certaines proviennent de la collecte réalisée par l’artiste au fil de ses lectures depuis dix ans, d’autres sont le résultat de commandes spéciales à des écrivains.

Avec humour et poésie, l’artiste rend hommage à ce café mythique et à la littérature qu’elle affectionne particulièrement.

Cerise DOUCEDE

Cerise DOUCEDERetour

Cerise DOUCEDE

Pour cerise Doucède, la photographie est un moyen de mettre en forme ses rêves éveillés. Passionnée par la mise en scène et la création d’installations, son travail s’articule sur la relation qui peut exister entre les êtres humains et les objets. Ses personnages, perdus dans leurs pensées, projettent sur les décors et les objets qui les entourent leurs peurs, leurs obsessions et leurs fantasmes.

Pour le Parcours Saint-Germain, Cerise Doucède présente une nouvelle série inédite réalisée sur commande, mettant en scène des personnalités de Saint-Germain-des-Prés et qui gravitent autour du Flore et du Parcours.

« J’aime ces instants où je peux réinventer les lieux, m’approprier les objets pour leur faire dire autre chose. J’aime suggérer et non révéler des histoires »

Renaud Auguste Dormeuil

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Renaud Auguste Dormeuil

Projet de Renaud Auguste-Dormeuil spécialement réalisé pour le Café de Flore, une série de portraits étranges.
( Produit par le Café de Flore et le Parcours Saint-Germain )

« La quête du pouvoir est un travail laborieux, elle n’est jamais le fruit du hasard. C’est également le révélateur d’un ego surdimensionné. En reprenant des photographies officielles de « grand hommes » de l’histoire contemporaine, la série « Les Ambitieux » propose un effacement radical de l’expression de cet ego ».

Le Parcours Saint-Germain et le Café de Flore ont choisi de mettre à l’honneur les collectionneurs et leur rôle actif dans le soutien des artistes, l’artiste Renaud Auguste-Dormeuil réalise une série de portraits de collectionneurs sur commande selon le même principe que sa série « Les Ambitieux ». Il rend ainsi un hommage à ceux qui sont le premier soutien des artistes tout en faisant un clin d’œil à la longue tradition de la commande de portrait. Un jeu va consister à chercher à reconnaître les collectionneurs exposés sur les miroirs du Café de Flore.

Rhona BITNER

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Rhona BITNER

A travers ses photographies, l’artiste new-yorkaise Rhona Bitner mène une observation du monde du spectacle. Elle s’intéresse ainsi au cirque et à ses acteurs : acrobates, trapézistes, clowns, voltigeurs et funambules émergent de l’obscurité alors qu’ils se livrent à leurs exploits. Des séries plus récentes montrent la scène et ses ornements.

Affranchis de leurs protagonistes, ces lieux de représentation dévoilent leurs atours : drapés, rideaux de velours, spots et lustres occupent l’image dont la composition rend compte d’un travail sur la lumière.

Dans chacune de ces photographies, la scène semble figée, comme plongée dans le silence qui caractérise ces courts instants qui précèdent ou clôturent le concert. Rhona Bitner capte et traduit cette tension interrogeant la notion même de théâtralité.

Sept photos de la série Stages seront exposées au Café de Flore. 

Guy LIMONE

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Guy LIMONE

Guy Limone est né en 1958 à Villefranche sur Saône. Il vit et travaille à Paris. Au café de Flore, l’artiste imagine sur le thème du jeu, des sets de table dans l’esprit de ses « tapisseries », créés à partir de ses collections d’images, prélevées partout et toujours. Disposées en tas, les images nous évoquent une palette de peintre, une chambre d’enfant désordonnée, une partie de cartes sans règles… En regard, quelques tirages photographiques habilleront les vitres et miroirs du Café de Flore.

Guy Limone utilise divers médiums tels que la photographie, la peinture et l’installation, pour travailler sur l’unique et le multiple, l’uniformité et la diversité. Favorisant la sérialité, ses œuvres prennent ainsi la forme de guirlandes de figurines miniatures inspirées de statistiques diverse, ou encore de “tapisseries”, grands rectangles monochromes composés d’une multitude de petites images de même couleur.

Nicole TRAN BA VANG

Nicole TRAN BA VANGRetour

Nicole TRAN BA VANG

Installation photographique in situ et broderies sur banquettes, 29 mai au 19 mai 2009, Café de flore, Paris.

Nicole Tran Ba Vang vit et travaille à Paris.

Nicole Tran Ba Vang réalise pour le Café de Flore un projet in situ avec une nouvelle série de photographies « De l’autre côté du miroir » inspirée du conte de Lewis Caroll. L’artiste prolonge ses réflexions sur la relation du corps à son décor, de l’individu à son environnement. Un double trompe l’œil sera créé. Les photographies sont les reflets des miroirs et en prennent aussi leur place. Le dispositif de présentation de ces photographies se substituant aux miroirs redouble le jeu ambigu entre le réel et le fictif.

Si le visiteur ne le découvre pas immédiatement, il s’étonnera d’abord de ne pas y voir son reflet pour ensuite découvrir des miroirs peuplés par des créatures ou des clones portant les empreintes du lieu brodées sur leur corps (les motifs sont inspirés des appliques ou bien des plafonniers). Brodés sur les banquettes et sur les modèles, les motifs ornementaux s’échappent de l’espace de l’image pour venir contaminer l’espace physique de l’exposition, telles des entités proliférantes à la fois attrayantes et menaçantes qui nous plongent dans une étrange atmosphère poétique

NATASHA LESUEUR

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NATASHA LESUEUR

24 mai au 19 juin, Café de Flore

Natacha Lesueur au Café de Flore avec le chef Alain Passart.

Ses modèles habituels, coiffés de légumes en gelée ou parés de tranches de salami, donnent de l’humain une vision à la fois crue et étrangement futuriste, comme une mixture entre la chirurgie plastique, la nouvelle cuisine et le body art.

Natacha Lesueur y ajoute cette fois une touche de music-hall. En effet, au Café de Flore, ses photos acidulées de jambes dévorées de gourmandise semblent émaner de la scène d’un cabaret où les clients ne loucheraient que sur les cuisses des filles.

Plus haut, la jambe !

Michael LIN

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Michael LIN

30 mai au 20 juin, Café de Flore, Paris

Michael Lin est né en 1964 à Tokyo. Il vit et travaille entre Taïwan et Paris.

Le temps du Parcours, le Café de Flore se pare d’étranges vitraux aux motifs végétaux et aux arabesques florales aux couleurs acidulées, qui ne sont pas sans rappeler le design d’un flacon de parfum. Très jeune Michael Lin quitte Taiwan pour New-York, où il étudiera le design. De retour dans son île en 1993, il commence à utiliser des textiles imprimés issus de la tradition japonaise et taïwanaise, dont il fit la base de son travail sur les motifs floraux.

La peinture de Michael Lin a trouvé son épanouissement dans l’ornementation et sa relation à l’architecture. Ses motifs géants utilisent tout l’espace mis à sa disposition pour se décliner sur les murs, les sols et les meubles, et créer des installations fonctionnelles qui invitent le visiteur à y pénétrer

Erwin WURM

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Erwin WURM

Erwin Wurm est né en 1954 en Autriche. Il vit et travaille à Vienne. Pour le Parcours Saint Germain, Erwin Wurm crée une nouvelle série de One minute sculptures qu’il réalise au Café de Flore avec les personnalités et habitués qui fréquentent les lieux et le quartier. Ce principe qui fait la notoriété de l’artiste depuis 1997, est de mettre en scène des personnages dans des situations incongrues, aux prises avec des objets de la vie quotidienne dont l’usage a été détourné.

Le point de départ de ses œuvres tient toujours dans des instructions écrites et dessinées, données par l’artiste aux « modèles ». Frédéric Beigbeder, Christian Lacroix, Nathalie Rykiel,… se sont prêtés au jeu de l’artiste.

Stéphane CALAIS

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Stéphane CALAIS

Stéphane Calais change le décor du Café de Flore, en substituant temporairement les lustres existants par six nouveaux plafonniers en verre multicolore. Ce projet rejoint un thème cher à l’artiste depuis 1994 : « le décoratif, la couleur et les objets utilisés comme des paradigmes de « vanités » contemporaines.

Stéphane Calais est né en 1967 à Arras. Il vit et travaille à Paris. Entre « coups de poings formels » et mises en scènes plus délicates, Stéphane Calais combine allègrement le dessin et la sculpture. D’où ces installations dynamiques et foisonnantes qui évoquent un univers joyeux lié à l’imaginaire et à la mythologie. Certains signes sont tout droit issus de la B.D., d’autres plus proches du conte de fées. Ses œuvres rendent compte d’un état en devenir

Claude RUTAULT

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Claude RUTAULT

Café littéraire, le temps de la manifestation, autour d’une toile monochrome différente chaque jour. L’artiste était présent pour rencontrer son public. Claude Rutault est né en 1941. Il vit et travaille à Vaucresson. L’artiste élabore son système à partir d’un postulat stipulant que sa méthode n°1 consiste à peindre une toile de la même couleur que le mur sur lequel elle est accrochée et que la toile doit être repeinte en adéquation à chaque fois que la couleur du mur change.

L’artiste propose par cet expédiant une peinture monochrome limitée dans le temps et impliquant une intervention. Ce concept définit une œuvre à réaliser, avec ou sans l’artiste, et dont il est impossible d’imaginer le résultat par avance. Une seconde méthode vient compléter la première : si le mur n’est pas peint, la toile ne l’est pas non plus… Ce travail sur le non peint s’est développé à partir de ce choix à travers de nombreuses expositions, dont celle du musée national d’Art moderne en 1992.